mercredi, février 24, 2021
Home Société Beni: Le maire, le commandant de la police et le col. Kumbu...

Beni: Le maire, le commandant de la police et le col. Kumbu Ngoma accusés « d’avoir instauré une justice de terreur »

Le procureur Général près la haute cour militaire est appelé à ouvrir une action judiciaire contre le maire intérimaire de Beni, Muhindo Bakwanamaha, le commandant de la police, Colonel François Kabeya, le colonel FARDC Kumbu Ngoma, le substitut du procureur général près la cour militaire du Nord-Kivu ainsi que d’autres officiers de la justice militaire.

Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) accuse ces autorités civiles et militaires d’avoir instauré « une justice de terreur » à Beni en vue de tracasser la population, meurtrie par la guerre des ADF.

Dans une correspondance publiée mercredi 3 février 2021, la LUCHA pointe du doigt accusateur le maire intérimaire de Beni, Muhindo Bakwanamaha d’avoir comploté en vue de faciliter l’invasion de plus 1000 détenus et prisonniers à la prison de Kangbayi, le 20 octobre 2021. Ce mouvement en veut pour preuve, les allégations de l’autorité urbaine quelques jours avant et après cette invasion spectaculaire.

 » À la veille de l’évasion du 20 octobre 2020, le maire intérimaire Muhindo Bakwanamaha avait annoncé sur la voix des ondes qu’il disposait des informations fiables d’une attaque de la prison centrale de Beni et ayant interdit à notre mouvement citoyen Lutte pour le Changement de ne pas manifester pour ne pas faciliter la tâche à l’ennemi, malheureusement étant le premier responsable de la sécurité urbaine n’avait pas pris les mesures nécessaires pour éviter cette évasion honteuse » peut-on lire dans ce document.

Ces activistes pro démocraties incriminent le commandant de la police nationale congolaise PNC ville de Beni d’avoir traité la LUCHA comme un mouvement subversif.
La LUCHA condamne « avec la dernière énergie les propos incendiaires de cet officier de la police «  qui est censé protéger la population.

Cette structure citoyenne rappelle au commandant de la police que celui  » qui avait ordonné à un élément de la police de tirer à boutu portant sur un militant de la Lucha, Fraddy Marcus, qui avait trouvé la mort le 21 mai 2020 lors d’une manifestation exigeant le retour de la paix à Beni alors que six mois avant les éléments sous l’encadrement de cet officier avait tué Obadi Muhindo, un autre militant de la LUCHA »

Pour les accusateurs du numéro 1 de la police, la hiérarchie de la police doit considérer le comportement du colonel François Kabeya comme une dérive accrue à l’encontre de la vision du président Félix Tshisekedi.

La LUCHA a aussi tiré sur le tout puissant, le colonel FARDC, Kumbu Ngoma, le substitut du procureur général près la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu et toute son équipe.
D’après ce mouvement, ce responsable de la justice militaire dans la région s’est déjà illustré par des arrestations arbitraires à l’encontre des civils, des certains militaires et policiers en vue de rechercher les billets de banques auprès des victimes.

Pour la LUCHA, le colonel FARDC, Kumbu Ngoma continue à monnayer certaines décisions judiciaires.

 » Ce monsieur arrête les civils et le fait passer comme des rebelles ougandais de l’ADF où des Maimai. Suite à ces accusations, les familles de détenus vendent leurs biens aux fins de les remettre au colonel colonel Kumbu Ngoma en vue d’obtenir la libération de leurs familiers. Mais pour les moins nantis, les détenus restent en prison par manque d’argent . Ce comportement a tellement insecurisé la région de Beni et a appauvri la population,… » apprend-t-on.

La LUCHA prend en témoin toute la population de Beni car selon elle, le colonel Kumbu Ngoma et ses deux adjoints dont le capitaine Gérard chargé des enquêtes et renseignements à la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu et le magistrat militaire, Hubert Kabandani sont à la base de tracasseries judiciaires dans la ville. Pour avoir dénoncé le comportement mesquin de ces officiers militaires, ce mouvement citoyen se dit souvent intimidé et certains même sont mis en prison à l’instar de 8 autres militants qui ont passé un mois en prison pour avoir manifesté contre l’insécurité.

Pour ce mouvement citoyen, le procureur général près la haute cour militaire doit ouvrir une action judiciaire contre le maire intérimaire, Muhindo Bakwanamaha, le commandant de la police, François Kabeya, le colonel Fardc ,Kumbu Ngoma et toute son équipe de la justice militaire.

C’est pourquoi, la LUCHA sollicite la relève des personnes incriminées dans cette mafia judiciaire.

Jonathan KATALIKO

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

- Advertisment -

Most Popular

Beni: 14 personnes tuées dans deux attaques des rebelles à Kisima et à Oïcha

14 civils ont été tués dans des deux attaques attribuées aux combattants de forces démocratiques alliées (ADF), la nuit du mardi au...

Insécurité à Kisangani: LUCHA exige la « démission urgente » du REDOC de l’ANR et du maire de la ville

Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement, LUCHA section Kisangani, a tenu un point de presse ce mercredi 24 Février 2021...

BUTEMBO/Dossier assassinat d’un médecin camerounais: 8 prévenus de nouveau à la barre

BUTEMBO/Dossier assassinat d'un médecin camerounais: 8 prévenus de nouveau à la barre

Kisangani/Insécurité ; Richard Katembo invite les jeunes à se désolidariser des inciviques

Kisangani/Insécurité ; Richard Katembo invite les jeunes à se désolidariser des inciviques.