Les différentes déclarations sur les réformes électorales en RDC suscitent des réactions ça et là. Devant la Presse, un cadre du FCC, plateforme politique soutenant Joseph Kabila a estimé que les élections présidentielles au suffrage universel indirect permettront de réduire les dépenses et contestations post-électorales.

Une proposition que le député Alphonse Ngoy Kasanji souhaite voir en application pendant les échéances électorales de 2023.

La rue de Kisangani ne consomme pas cette proposition.

Kis24.info a recueilli quelques réactions:

Toute décision que prend un homme a toujours eu de l’intérêt derrière. Il l’a proposé pour reconquérir le pouvoir politique. le coût ne va peser, bien-sûr, mais raccourcir la procédure électorale sera possible si le système ne sera pas à l’intérêt d’un groupe de personnes. ›› pense un politologue qui a requis l’anonymat.

Pour Pascal Sango, la tricherie sera plus grave que lors des scrutins passés.

Étant donné que nous sommes dans un pays démocratique, c’est la population qui doit voter mais il y a toujours truquage. Et si les députés votaient, ça serait très pire. C’est une mauvaise proposition.›› soutient cet étudiant en Sciences Politiques.

Par contre, son camarade qui est en médecine se pose cette question:

Comment écarter le peuple pendant que nos députés sont dans le sentimentalisme?

Et ajoute que leurs choix n’est toujours pas les nôtres.

Combien de lois, l’Assemblée Nationale, a voté qui sont au service du peuple, telle est la question d’un informaticien rencontré et qui a préféré cacher son nom.»

Mais pour Alain, penseur libre

Nos députés ne sont pas crédibles. C’est un suffrage qui mettra en mal la légitimité du président. Je suggère les élections à 2 tours pour voter d’une manière raisonnée. Dans notre pays, le vote doivent appartenir aux intellectuels.››

Patrick SUMALILI, 27 ans, comprend l’idée de l’ex-gouverneur du Kasaï faisant savoir qu’il s’y cache une poursuite en fric.

C’est tout a fait normal. Ça se fait dans des pays développés, nous sommes dans un pays en voie du sous-développement. Derrière cette idée proposée se cache la majoration de leurs émoluments parce que le président élu sera reconnaissant envers les députés et pas envers nous, peuple.›› a-t-il déclaré.

Blaise UKETI, un autre penseur, estime que c’est un plan de sondage pour gagner illicitement les élections.

Sa proposition est un sondage. Ils veulent établir les mécanismes pour truquer les prochaines élections, nul n’oublie qu’ils veulent détourner tout le pouvoir.››

GOGA APANGANDO, qui veut la continuité du suffrage actuel soulève la question liée au mot d’ordre de partis politiques.

Que ça se fasse comme d’habitude, il y a toujours des camps qui s’opposent aux gagnants, on accepte les mêmes cas de réclamation. Celui qui me représente a aussi ce qu’il pense. Il me représente dans le cadre de légiférer les lois…ils ont le mots d’ordre de leurs partis politiques, est-ce que le mot d’ordre du parti, est-il le choix du peuple ? Le président va visiter un camps et oublier le peuple.››

Peter TETUNABU LUMUMBA, activiste et militant rejette en bloc cette proposition, d’une part.

Refuser catégoriquement cette proposition, c’est à l’avantage du peuple. Donc je ne suis pas d’accord.»

Et d’autre part, cet activiste lâche ‹‹ il faut laisser la CENI faire son travail dans l’indépendance politique. Si j’étais Félix-Antoine TSHISEKEDI, j’organiserais pour la première les élections crédibles, transparentes sans être candidat pour rester dans l’histoire du pays.»

Jean-Baptiste LENI soulève que le président ne sera pas issu du peuple.

Mes impressions sont négatives, vu le contexte politique actuelle où le parlement n’est que constitué majoritairement des élus du FCC. Ces élections seront subjectives car ils voteront pour leur leader. En conséquence, le peuple n’aura pas un président de son expression au suffrage.››

Le scrutin au suffrage universel indirect est un mode d’élection qui stipule que le Président de la République doit être élu uniquement par les représentants du peuple. Plusieurs organisations nationales disent non à ce mode d’élections qu’ils qualifient d’une attente grave à la Constitution.

DavidGaston MUKENDI

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