Au lendemain de la journée “noire” du mardi 28 juillet émaillée des répressions violentes pour empêcher la marche du collectif “Tshopo Telema” afin d’exiger le départ du gouvernement Walle, les militants membres de ce collectif ont dans une déclaration lue mercredi 29 juillet devant la presse formulé quelques recommandations stratégiques pour faire partir le gouvernement provincial en se fiant au chef de l’État Félix Tshisekedi à qui ils “demandent une implication personnelle pour le débarrasser la Tshopo car déchu et a perdu confiance de la majorité des députés.”

Selon ce collectif, le gouverneur de la Province de la Tshopo, qui était déchu par une motion de censure à l’assemblée provinciale puis mis en accusation par 18 députés sur 28 continue de gérer par défis la Province en violation de la constitution, de la loi électorale ainsi que du règlement de l’assemblée Provinciale.

Prennant la communauté tant nationale qu’internationale à témoin, le collectif a formulé de recommandations, exigeant notamment :

– La libération sans conditions de six de ses militants arrêtés lors de la marche alors qu’ils voulaient exercer la liberté de manifester leur garantie par l’article 26 de la constitution.

– Le départ sans condition du gouverneur qui est entrain de saboter l’état de droit prôner par le chef de l’État et qui constitue désormais un danger permanent pour la population par son schéma d’embrasement de la Province en opposant toutes les couches sociales par la résurgence de la xénophobie et du tribalisme.

Lors de cette manifestation le mardi dernier, Cinq militants, indique la déclaration, étaient arbitrairement arrêtés, des tentatives d’enlèvements des militants et des journalistes aussi traqués, brutalisés et molestés avant que l’assemblée Provinciale n’échappe le même jour à une tentative de scellage.

Ce collectif “Tshopo Telema” appelle pendant ce temps la population Tshopolaise à être prête pour des actions Pacifiques projetées ultérieurement afin d’obtenir le départ du gouvernement réputé “démissionnaire” et qui se livrent, selon ces leaders, à des “pratiques tyranniques.”

Notons que ce collectif regroupe des mouvements citoyens de la Tshopo notamment le parlement debout, Filimbi, Bomoko et MISS/RDC.

Germain Busoke Duperso

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