Au troisième étage de l’immeuble Tulipe, teinté aux couleurs de la marque attrayante sur un des arrêts des avenues de l’église allant vers la Procure des missions de Kisangani au rond-point Parse dans la paisible ville d’espoir, une femme calme nous accueille. 

Après notre brève présentation, nous avions indiqué à cette dernière être venu répondre, suite à une conversation téléphonique, à un rendez-vous avec une australienne bloquée à Kisangani de suite des mesures édictées contre la Covid-19.

(Bref Sourire), c’est bien moi » répond-elle.
Mélissa, trentaine révolue, une femme de la nationalité australienne mariée à Joseph Bagala, tous confinés à Kisangani. Son bel homme est aussi australien mais de l’origine italienne.
Tous deux, chapeautent une ONG de développement et sans but lucratif dénommée UMU, Un Monde Uni, mise en place sur fond propre, il y a près de deux mois dans l’optique utilement de venir en aide la population congolaise.

Dans une interview exclusive accordée à www.kis24.info en début Juillet 2020, Mélissa, assise à côté de son Joseph, nous raconte avec passion sa vie à Kisangani couplée des calvaires vécus aussi bien loin de sa famille.

Ça fait près de quatre mois que je suis en dehors de mon pays, l’Australie et de toute ma famille, mes parents. Moi avec Joseph Bagala nous sommes maintenant bloqués à Kisangani en RDC. Quelques jours après notre arrivée ici, nous avons été surpris des mesures contre la covid-19 pourtant nous détenions déjà nos billets d’avion pour la rentrée. Ces billets n’ont plus de sens aujourd’hui vu le dépassement du délai de vol…”

Aussi bien passionnée de la RDC, Mélissa est épouvantée de ses séjours dans ce pays. Elle a des amis Congolais mais les langues locales reste un défis pour elle.

Oui, (rires) j’ai des amis ici, je collabore avec tous ,j’aime le Congo et son peuple. Les langues locales sont un défis pour moi, le Lingala, Swahili et autres. Dire Mbote (rires, Ndlr Bonjour) me fait bien. Mais je fais une tournée vers Opala, les enfants delà m’ont aimé avec Joseph et la plus part de ces enfants commencent à parler l’anglais...”

« Comme toute autre personne qui a de la sensation, ma famille me manque énormément (bref pleurs)…» Mélissa, devant nos caméras , marmotte ses mots et a des pensées immédiates pour sa famille. Joseph la calme. C’est le début des calvaires pour cette femme australienne.
Après confinement, que fera-tu ? Sans vaciller, Mélissa s’extasie « to rutun » (Ndlr rentrer).

Eeuuuh bien, j’ai des soucis, je veux rentrer à la maison. C’est là fait Quatre mois depuis que mes enfants me manquent. Nous parlons sur watsapp vidéo mais c’est insuffisant. L’ancienne vie me manque éperdument. Pas des retrouvailles à la plage. Je suis limitée. J’aime la nourriture congolaise mais pas trop. Chez nous, les soins sont gratuits, je tombe ici souvent malade…”

Nonobstant tous ces défis, Mélissa ne se colère pas. Kisangani est une ville bienveillante pour elle.
Depuis cette ville, elle se fait les plaisirs de saluer sa famille australienne. La trentaine veut aussi voir le soutien du gouvernement Congolais afin de tenter sortir de cette menace sans précédent.
Sourires aux lèvres, Mélissa est radieusement confiante d’un avenir prospère.

Serge SINDANI

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