À l’époque troublée, hémorragie économique? Après les révolutions relativement correctrices des boyomais, il fallait que le nouveau locataire du gouvernorat de la Tshopo passe l’alcool sur la plaie économique laissée par des successeurs. C’est désormais un rêve irréel: Tous les maux de l’humanité pèse sur lui, le Gouverneur Walle LUFUNGULA paye le prix de la kakistocratie, et les images de son mode de gestion ressemble a celui de son sosie national, modèle d’une passivité étrange teintée des deals occultes.

De tout temps, la chute et la mort d’une autorité politique impitoyable ont eu valeur de conte moral, même si la moralité n’a rien à voir dans une telle affaire. Dans la vaste tragicomédie qu’est l’histoire de l’humanité, il peut paraître juste qu’un homme qui a gouverné par le fer et par le feu meure sous les coups de son peuple enfin libéré. Toutefois, tous ne succombent pas de la sorte. Si TOKOLE a effectivement été vomi par des Tshopolais, et Nyonyi bwanakawa par des Beniciens, pour en neutraliser cette jeunesse montante, seules les actions concrètes peuvent quelques choses. C’est d’ailleurs dans cette catégorie qu’il faut sans doute ranger les règnes de Katumbi au Katanga, Julien PALUKU au Nord-Kivu, Zoe Kabila au Tanganyika.

La loi du Talion

Sans remonter trop loin dans le passé , La Tshopo et la grande orientale ont connu leur lot de despotes plus ou moins kakistocrates sanctionnés par leurs créateurs ou par une foule en furie, indignée de la megestion. On constate, en survolant rapidement l’histoire récente, que nombreux sont les hommes «à poigne», comme l’a dit Barack Obama dans un discours de menace à peine voilé à l’adresse du président syrien Bachar el-Assad, qui ne sont pas morts paisiblement dans leur lit. Une constante historique qui peut paraître rassurante, dans la logique de «qui a vécu par l’épée périra par l’épée». Comme dans tout scénario hollywoodien qui se respecte, le méchant finit par mordre la poussière, le peuple brimé sort vainqueur de l’affrontement et peut enfin œuvrer à faire chanter les lendemains.

Depuis les chutes tour à tour de Constant LOMATA et Jean BAMANISA, la Tshopo a vu sombrer plus d’un autocrate englouti par l’ire de ses sujets. Le plus célèbre reste peut-être John Tokole. Son visage défait, alors qu’il tentait d’endormir le peuple par l’asphaltage du boulevard du 30juin, aujourd’hui en voie de disparition.Une Jeunesse indignée ,dans les actions citoyennes non stop, ToKo Toko ,Le puissant eut le triste privilège d’être le premier dirigeant à tomber sans motion ni pétition. Abandonné, trahi et traqué par le cercle de ses proches, il fut démit de ces fonctions alors qu’il tentait de refaire santé politique.

Depuis, bien d’autres sont ainsi passés de vie à trépas, le plus souvent sous nos yeux, ou du moins sous ceux des médias. Constant LOMATA,gouverneur de la Tshopo, fantasque pour les uns, cheval blanc pour les autres, fut chassé ou mieux sanctionné aux élections législatives nationales et du gouvernorat par un stylo rouge. Il retourna à Kinshasa aux espoirs des contestations mais nul. Aujourd’hui encore, le doute plane.Trop des passagers et marchandises, le décollage de la Tshopo traine à venir.

Les signes avant-coureurs

Les périodes de troubles et de révolution sont évidemment propices à ce genre de conclusion sanglante. Il arrive aussi parfois que le dictateur en poste commette l’erreur de se lancer dans une guerre qui finit par lui coûter le pouvoir. On a pu croire que Les prédécesseurs de Walle LUFUNGULA avaient commis cette erreur soit en approchant les élus provinciaux de siéger , de distribuer les billets des banques ou des pactes occultes pour hypothéquer l’avenir d’une Tshopo , orpheline de père. D’entre eux, certains ont joués avec le feu en faisant intervenir les parapluies ” Wazee” au soir de leur chute. Mais dans les deux cas, les forces adverses avaient préféré ne pas aller jusqu’au bout, pour des raisons tant logistiques que pratiques: mieux valait probablement un mal connu qu’un mal inconnu. Les deux précédents Gouverneurs subisserent le fouet magique.

Aujourd’hui, l’un et l’autre sont soit à l’Assemblée nationale ou dans les affaires, chacun dans des circonstances peu reluisantes, et chacun après intervention des soutiens occultes qui ont ruinés leurs pouvoirs.

Une boîte de Pandore s’ouvre sur Walle !

Mise au pied du mur par 8 députés provinciaux, signataires d’une motion de censure déposée Lundi dernier à l’AP, le gouverneur de province se démène pour arracher un accord avec la majorité des élus, des différents camps.

Walle LUFUNGULA tente d’arracher le soutien de plusieurs politiques pour désamorcer la motion qui pèse sur sa tête et menace de faire chuter son gouvernement. Face à cette motion qui ne sera votée ce jeudi 25 juin, son ministre de la santé attendue pour une motion de censure ce mercredi est sauvée par son absence dans la ville.

«Tu me conseil quoi ?» est la phrase la plus prononcée dans les conversations entre le numéro un de la Tshopo est tous les calculateurs politiques, rapporte une source exclusive proche du Gouverneur.

Face à cette situation, des acteurs imprévus s’invitent à la fête, je suis société civile, toi tu est un groupe socioculturel, mais disons-nous, la Tshopo comme province est-elle aussi membre d’une structure ? Voici la réponse :

…exige le retrait pur et simple de cette motion pour la stabilité des institutions provinciales en cette période d’urgence sanitaire décrétée par le chef de l’État…le peuple TOPOKE réitère son soutien indéfectible à son excellence Louis-Marie LUFUNGULA»note ISONGA SONGA, une association culturelle.

Une réaction qui n’a pas eu longue vie, puisque le cadre des concertations de la société civile de la Tshopo dit être regardant, seul les intérêts des Tshopolais doivent être privilégiés.

Considérant les possibilités des alliances et arrangements politiques de nature à soutenir les intérêts individuels, la Société Civile de la Province de la Tshopo appelle la population à plus de vigilance pour constater les issues de cette motion en vue des actions citoyennes ultérieures qui garantiront l’intérêt commun» alerte le cadre des concertations de la société civile forces vives de la Tshopo,dans un communiqué parvenu à kis24.info

Ce Jeudi, sûrement, le grand jour s’impose. Accusé de tous maux, Walle Lufungula fera ou mieux de répondre aux désidératas des élus du peuple qui tête haute s’empare l’Assemblée provinciale pour la fête ou la défaite.
Devant cette boîte de Pandore ouverte, le premier citoyen de la Tshopo s’en sortira-t-il ? Loin de nous des intentions partisanes,

La nuit est longue mais le soleil finit toujours par apparaître.” paraphrase une pensée Africaine.

Rédaction

J'aime :

Facebook Comments

You may also like

EXCLUSIF/Rapatriement “retardé” des Congolais de la RSA: L’ambassadeur de la RDC à Pretoria Ben Mpoko se disculpe

EXCLUSIF/Rapatriement "retardé" des Congolais de la RSA: L'ambassadeur de la RDC à Pretoria Ben Mpoko se disculpe