Les répressions ensanglantées et toutes formes d’attaques systématiques qui ont émaillé le 14 Mai 2002, la ville martyre, Kisangani, sont encore saillantes et mémorables dans le chef des Boyomais, 18 ans après. Alors horripilée par l’occupation étrangère, la population, dans les rues, a été violemment réprimée par les mutins du RCD, Rassemblement Congolais pour la démocratie, une rébellion soutenue par le Rwanda.

Il y a eu des vols, meurtres, des tueries en grande échelle, d’exécutions sommaires et des pillages perpétrés lors de l’écrasement de la mutinerie qui a éclaté le 14 Mai 2002, rapporte un document exploité par Kis24.info, publié en Août 2002 par Human Rights Watch, avec trente pages intitulé « Crimes de geurre à Kisangani: la réaction des rebelles soutenus par le Rwanda à la mutinerie de Mai 2020 », un accablant rapport qui s’est fondé sur la RDC.

Des crimes « imprescriptibles.»

Ce 14 Mai 2020, la journée est passée inaperçue dans la ville d’espoir.
Pour le président du groupe Lotus, une ONG des droits de l’homme, ces exécutions sommaires sont qualifiées des crimes des guerres internationaux et ne peuvent être amnistiés. Ils sont imprescriptibles et nécessitent une journée nationale et ou, provinciale afin d’honorer les victimes.

Dismas KITENGE pense qu’il est donc une occasion de dire que ces victimes ont encore besoin “d’une vérité d’une justice et d’une répartition” mais aussi qu’il ait des actions concrètes.

Il exhorte, pour cette cause, les organisations de la société civile et la presse de continuer avec des plaidoyers.

Dans la perspective, le vice-président honoraire de la FIDH, Fédération internationale des droits de l’homme, plaide pour une action forte et symbolique, celle de « l’adoption d’une loi de la reconnaissance d’une journée nationale » en guise de commémorer ces événements horribles. Selon lui, il faut un jour soit celui du 5 juin ou du 10 juin. À ces dates, rappelons-le, il y a eu une succession des guerres pendant 6 jours.

En outre, le gouvernement provincial ne devrait pas se taire face à la date historique du 14 Mai. Le Groupe Lotus propose la commémoration de cette date comme une journée provinciale de Soutien aux victimes des diverses rébellions connues à Kisangani.

Et À la communauté internationale, d’une réactivation des toutes les recommandations du « rapport Maping des Nations-Unies » mais aussi d’adopter « une juridiction pénale spéciale pour le Congo.»

Signalons qu’aucun bilan définitif de ces atrocités du 14 mai n’est encore jusqu’à ces jours déterminé.
Des différents rapports des organisations internationales notent des centaines de personnes tuées et décapitées puis jetées dans la rivière Tshopo et d’autres retrouvées dans la caserne militaire du camp Sergent Ketele. Des officiers militaires et policiers disparus.
Y ajouter des arrestations, intimidations et enlèvements.

Serge Sindani

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