Dans une interview accordée Lundi 27 Avril à la presse et rapportée par la Radio de la paix, Jean Bamanisa Saidi s’est montré opposé à une demande de la société civile de la province, celle de mettre l’Ituri en «état de siège».

Le gouverneur de l’Ituri a plutôt appelé la population au soutien interminable des forces de sécurité pour mettre un terme à l’activisme de la rébellion du groupe CODECO, Coopérative pour le développement du Congo, auteur des plusieurs exactions sanguinaires dans les territoires de Mahagi et Djugu.

Dimanche dernier, les forces vives ont appelé au chef de l’État de décréter un «État de siège» sur l’ensemble de la province de l’Ituri.
Jean Bamanisa pense que le moment n’est plutôt pas opportun et risque de mettre en initiale les efforts déjà acquis dans plusieurs entités sous menace des hommes de l’ancien chef rebelle feu Ngudjolo.

Vous savez quelles est la procédure pour un État de siège et une mise en place d’une organisation du gouvernement provincial dirigé par un militaire?” s’est-il interrogé avant de poursuivre que “cet état d’urgence passe par beaucoup de choses. C’est à dire qu’il n’y aura plus une assemblée provinciale… Cela n’est pas à mon sens une solution.”

Le patron de l’exécutif de l’Ituri appelle ainsi à la conscience de la société civile. Pour lui, elle doit cependant soutenir les actions du gouvernement central, de l’armée, et du gouvernement provincial.
Jean Bamanisa a soutenu que l’armée doit faire son «travail, la police, la justice. C’est cela que nous encourageons.» a-t-il fait savoir à Radio Okapi.

Notons que depuis quelques semaines, la question de l’insécurité dans la région de Mahagi et Djugu a refait surface. Le gouvernement provincial et les services de sécurité sont en pied d’oeuvre afin d’éradiquer définitivement les phénomènes CODECO.

Serge Sindani

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