Les déboires des boyomais (habitants de Kisangani) avec la gestion de leur ville persistent. En ce temps de crise sanitaire mondiale et des mesures préventives, Kisangani est sans dessus ni dessous. les places publiques venduent,la gestion égoïte des fonds de la mairie, payement irregulier des agents, la dégradation de la voirie urbaine livrée à une brigade obsolète.

L’ensemble des artères de la ville de Kisangani est en disparition, les transports en commun toujours défaillants et aucun changement à signaler quant aux nouveaux modes de collectes de déchets malgré une vaste escroquerie du projet Usafi qui n’a jusqu’à présent évacué même pas le 0,009% des ménages enregistrés sous un contrat de 1000fc,la gestion des frais de taxe du marché central de Kisangani, les fonds des panneaux publicitaires affichés le long de boulevard, l’absence des mesures accompagnatrices de la mairie aux efforts de la province dans la lutte contre le Covid-19,le mauvais climat de collaboration entre l’actuel maire et son adjointe, la vente des portions des terrains au marché central de Kisangani…tant de facteurs qui suscitent l’exaspération de la population boyomaise. Face au mutisme du gouverneur de Province, les voix se lèvent ça et là tant du côté de la société civile que celui de l’Assemblée provinciale allant dans le sens soit d’une action parlementaire ou d’une plainte devant le tribunal.

Coup de gueule d’un député provincial

Tout est parti d’un brin lumineux, celui de ce que l’opinion qualifie de vente d’une partie du marché central par le maire de ville de Kisangani.
3m/3m pour 625$ accompagné d’un jeton d’occupation provisoire. Tel est l’acte à poser pour avoir une partie au marché. Un acte qui fait naître beaucoup des questions : comment construire ? L’occupation provisoire pour qu’elle durée ? Quel genre de construction qu’il faut appliquer ? À qui reviendra ces maisons après cette occupation provisoire ?
Sont là les quelques questions qui fâchent plus d’un observateur.

L’élu du peuple, Honorable Jacques Mandiongwe, Député provincial s’est rapproché de l’affaire. D’abord un bref échange avec l’administrateur du marché central puis une demie-heure avec l’autorité Urbaine.

L’économie de son échange, quiconque n’en sais quelques choses. Mais par surprise, le Député provincial furieux et déçu déclare devant le portail de la mairie à la presse :

Les éléments de réponses me fournit par le maire de ville sur la vente d’une partie du marché central ne me rassure pas… oufff ! Il faut qu’il s’explique à l’Assemblée provinciale à travers une action parlementaire” regrette Hon Jacques Mandiongwe.

Plus loin, l’assemblée provinciale de la Tshopo s’est saisit de la question et recommandé à la mairie d’octroyer des contrats de location provisoire aux occupants dans lequel la durée d’occupation est précisée. Ceci dans le but d’éviter tout deugeurpissement forcé dans les jours à venir à t-on lu sur élection.net.

Dans cet ordre d’idée, l’ancien maire de ville aujourd’hui député national élu de Kisangani, Honorable Ossumaka pense que cette vente dénote d’une gestion calamiteuse de la ville mais également de la province. Un mode de gestion qui terni l’image du PPRD, un parti dont le Maire de ville et le gouvernement sont tous membres. Plus loin de cette observation publiée à travers plusieurs plateformes des réseaux sociaux, l’Ex maire de ville estime que ça la honte de leur famille politique qui fait preuve d’une incapacité de gestion.

À retenir du marché central de Kisangani

La figure urbaine de Kisangani dévoile une complexité à la fois topographique et sociale, héritage de son passé mouvementé. Malgré son statut de troisième ville du pays en termes d’importance, Kisangani reste le parent pauvre face aux autres villes, davantage développées et à l’histoire plus apaisée.

En 1918, le Commissaire de district crée à côté du marché quotidien des vivres de Kisangani, un autre à Stanleyville près de l’avenue de l’hôpital, à un kilomètre de la rive. Deux marchés hebdomadaires sont aussi créés sur l’autre rive: un près du quai C.F.L. et un autre à la Mission St-Gabriel.

Le marché central de Kisangani situé dans la commune Makiso dite «miroir» est un marché qui regroupe tous les vendeurs de la ville. Mais celle-ci présente malheureusement un tableau sombre. Des raccordements électriques dangereux, des urinoirs à la sauvette ,des caniveaux non entretenus, des allers bouées, aucune chambre froide pour le marché. Bien des situations qui ne découragent pas les visiteurs, car obligés d’y acheter des poissons Njombos, des chenilles, poissons frais et même les pondus, réputés meilleures de la RDC.
À la tête de cette entité, il existe un administrateur général du marché accompagné par la brigade pour assurer une gestion orthodoxe de ce dernier.

Dans un échange hors micros avec le gestionnaire du marché central mercredi dernier dans son bureau, ce genre fait savoir que le marché n’a pas été vendu.

nous ne pouvons pas vendre le bien public de l’État. Nous avons trouvé utile de distribuer cette étendue aux commerçants pour occupations provisoire dans l’objectif d’arrêter l’insécurité à cet endroit et aux alentours du marché.” a-t-il dit avant d’ajouter que :

sur 135 étalages prévus, nous ne sommes qu’à mesures de gérer 80 car les cinquantaines autres étaient jadis accordés aux commerçants avant l’actuel maire de ville et possèdent des titres.”

Une situation qui connaîtrait une fin si les différentes taxations étaient orientées pour la réhabilitation et l’entretien du marché.

Kisangani: Voici les recommandations des élus de la ville au sujet de la vente présumée d’un terrain du marché central

De la mauvaise gestion, les boyomais fulminent! 

Une goûte d’eau deborda la vase. La situation du marché central de Kisangani a suscité au plus haut la curiosité des plus d’un boyomais.

Si les uns pensent que la décision du Maire est bien réfléchit du fait que cet endroit était le nid d’insécurité au marché et ses environs, les autres par contre s’interrogent sur l’affectation de cet argent, son travail, le gestionnaire et des garanties données aux occupants.

 A mon avis, je pense que donner cet espace aux commerçants pour occupations provisoire est une bonne chose et je ne sais pas pourquoi cela facherait les lois de la République. Je conseille plutôt au gestionnaire du marché et au maire de ville de pouvoir communiquer sur le travail que fera cet argent, car 625$ fois une quatrevingtaine des etallges, c’est trop .il faut une gestion responsable ” pense un juriste sous anonyme.

Kisangani / Social : Les portions de terre du marché central ne sont pas de rôtis à vendre ( la lucha Kisangani)

Pour la Lucha par contre c’est une déception :

C’est avec étonnement que la lucha Kisangani, lutte pour le changement, a appris la vente par le gérant du marché central, en complicité avec la mairie de Kisangani, d’une partie du marché réservée à la construction de la chambre froide, aux commerçants qui érigent déjà des boutiques en dur tout en clamant haut et fort leur titre de propriété. Une portion de terre de 3 mètres sur 3 est vendue à 625$” note un communiqué de la Lucha publié ce jeudi 24 avril.

Au delà de son étonnement, la Lutte pour le Changement émet cependant quelques recommandations au maire de ville de Kisangani et à la justice :

Au maire de la ville de fournir la traçabilité de ces opérations, de peur que ces sommes d’argent n’atterrissent dans les poches d’individus.
Aux instances judiciaires d’ouvrir en toute urgence des enquêtes pour tirer au claire cette situation farfelue qui frise à la patrimonialisation de l’État. Ne pas le faire serait un signal fort de l’impunité à l’heure des essais cliniques de l’État de droit” propose la Lucha

Notons pour l’instant que les travaux de construction avancent normalement sous la satisfaction des commerçants. Toutes fois, la traçabilité sur ces fonds est de façon répétée par les observateurs avertis.

Steves TISSERON

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