La pandémie de Coronavirus annoncée en RDC depuis le 10 Mars dernier et dont sa propagation est considérable sur l’échelle nationale ne laisse à ces jours indifférents des analystes et spécialistes dans tous les domaines de la vie notamment économique, poumon du vécu quotidien.

Après la mise en place d’une ceinture des mesures préventives relatives à la transmission de l’épidémie et au moins une vingtaine de cas confirmés en RDC sans douté du premier décès déjà enregistré, Matata Ponyo, ancien premier ministre Congolais a, dans une ébauche scientifique publiée sur Congo Challenge ce samedi 21 Mars, examiné l’impact socio-économique du coronavirus sur l’économie congolaise.

Selon lui, les faits sont “graves”, cette pandémie va constituer un véritable défis au Gouvernement au cours des prochains mois au vu des contraintes diverses.

Cependant, face à cette crise sanitaire qui inquiète l’économie mondiale, l’initiateur de la théorie “macro-économique” affile certaines recommandations à prendre en compte par le gouvernement pour éviter le plus pire.

Parmis celles-ci, citons:
– La diminution de la taille du Gouvernement afin d’anticiper sur les pressions sur les dépenses publiques en perspective d’un collectif budgétaire.
– Soutenir financièrement les entreprises fermées directement ou indirectement du fait de la pandémie.
– Constituer une équipe de haut niveau en matière économique et médicales en vu d’examiner les conséquences économiques.
– Procéder rapidement au collectif budgétaire en vu d’ajuster le niveau des recettes et des dépenses à la conjoncture économique.
– Le recours à un collectif sanitaire pour intégrer le choc sanitaire dans le budget.
-Mettre fin au financement à certains travaux jugés non prioritaires et réallouer les ressources vers l’atténuation des effets néfastes liés à la crise.
– Le recours aux appuis budgétaire comme soutien à la politique budgétaire.
– Prendre en charge les factures d’eau et d’électricité pour les ménages les plus fragiles…
– Lutter contre la fraude et la corruption qui se sont accrues au courant 2019 afin d’améliorer le taux des recettes publiques.

Notons que dans ses craintes, Matata Ponyo revient sur le caractère précaire du train de vie de la population, qui vit au jour le jour. “Ce qu’il faut craindre est que malgré les mesures de confinement édictées par le gouvernement et malgré toute sa bonne volonté, la contrainte de survie ne l’emporte”. Ce qui, malheureusement, occasionnera une propagation de la maladie grâce à une mobilité plus importante et nuisible au confinement de l’épidémie, a-t-il craint.

Serge SINDANI

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