Au lendemain du lancement effectif du fameux “recouvrement forcé” des taxes automobiles mardi 10 mars, le DG de la direction générale des recettes provinciales de la Tshopo (DGRPT) a passé au peigne fin la situation peu “confuse” qui règne ces jours à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, où l’opération des contrôles forcés des taxes motos et véhicules bat de l’aile.

Du Bilan mi-parcours

Devant les journalistes de la ville boyomaise, Jeudi 12 mars, Jean-Jacques KALOME n’a pas vacillé en se félicitant d’un bilan mi-parcours de l’opération. D’après le Directeur provincial de la régie financière de la Tshopo, le bilan est largement positif parceque la régie a vendu plus de milles plaques depuis le début du recouvrement contrairement à la période de sensibilisation (près de quatre mois) où l’on a eu moins de 200 plaques vendues.

Le bilan est largement positif, parceque l’objectif qu’on a voulu attendre ,c’est de voir le détenteur d’engins roulant venir s’acquitter de leurs devoirs civiques en payant la plaque d’immatriculation, la vignette en même temps le permis de conduire. Vous êtes témoins, il y a l’engouement ici à la DGRPT, cet engouement est lié à la contrainte que nous leurs avons imposés étant donné que la population Tshopolaise n’a pas l’esprit du civisme fiscal…” a indiqué le DG de la DGRPT qui félicite les détenteurs des motos qui ont compris l’importance d’avoir les taxes, un esprit de soutien à la province qui est la leur.

Qu’en est-il de la carte rose ?

En clair, la DGRPT qui est une régie financière provinciale ne s’en charge pas. D’où la plaque pour les véhicules n’est pas l’apanage de cette régie plutôt celui de la DGI.
Jean-Jacques KALOME a en tout cas mis les journalistes au parfum sur cette question qui s’avérait obscure dans le chef des conducteurs.

Quand la DGI vous délivre la plaque d’immatriculation pour véhicules directement il associe cette dernière à la carte rose, ce qui concerne la DGRPT c’est la plaque d’immatriculation pour motos, c’est un acte que le gouvernement central a transféré aux provinces jadis recouvré par la DGI…” a-t-il poursuivi.

Engouement des motos à la régie pour leur identification. Photo Rfmtv

De la présence des éléments FARDC mixtés à la PNC sur terrain

L’incivisme fiscal qui bat son plein dans la province aurait incité les autorités de passer à une vitesse supérieure en réquisitionnant aussi bien les forces armées et la Police afin de mettre les choses en ordre.

Jean-Jacques KALOME a soutenu que cette démarche d’utiliser toutes les forces a visé plus simplement d’attendre l’objectif de cette mission.
A l’heure actuelle, il y a encore des actes de bavure parceque les gens veulent manifester leurs mécontentements face à leurs devoirs civiques, a-t-il cependant regretté.

Il a par ailleurs ajouté qu’il y a des guichets spécifiques pour l’opération de bouclage, d’où tout policier n’est pas associé à l’opération d’arrêter les motards partout où il se balade, ceux qui y sont, sont bien identifiés. C’est à dire l’opération est vraisemblablement structurée.

De la sécurité et l’identification des motos ravies

Sur terrain de recouvrement, des motos en mal positionnement des taxes recommandées sont ravies et transférées illico presto au camps militaire “Sergent Ketele”, lieu choisi par les autorités provinciales.

Le DG de la DGRPT a rassuré l’opinion que toutes les structures commises dans l’opération sont bien organisées.
Des motos ravies sont enregistrées avant d’être reconduites au lieu de la fourrière afin de régler les comptes. Sur place, les agents enregistrent les motos et confrontent des données au soir.
Jean-Jacques KALOME a mis la main sur la tête regrettant des délinquants dont leurs motos seront transmises au camps Ketele et y sont retirées selon la pénalité qui est le double d’achat des documents. Pour lui, la seule et unique solution est d’être en ordre avec l’État.

Des relations DGRPT-TRANSCOM par rapport à la délivrance des permis de conduire

TRANSCOM est tout d’abord un service d’assiette donc technique. Celui-ci se limiterait à constater et à liquider les recettes.

TSHOPO : Plus besoins des notions macroéconomiques , Seules la mobilisation et la canalisation des recettes intéressent Jean-Jacques Kalome à la RPRT

Le Nº 1 de la régie a souligné de ce fait que la DGRPT travaille concomitamment avec le service technique qui la division de Transcom, la régie financière s’occupe de l’ordonnancement et de recouvrement avec un per diem où alors un pourcentage rétrocédé au service technique ou d’assiette.

JJK a renchéri ainsi que sur les permis de conduire livrés aux conducteurs des engins, le chef de division de Transcom y pose bel et bien sa signature.
D’où les relations entre les deux services étatiques sont bonnes et collaboratives, contrairement aux rumeurs propagées au tour des altérations incomprises entre ces deux services.

En somme,l’opération de recouvrement forcé est en mi-parcours jugée positive malgré des couacs qui y sont enregistrés et la DGRPT est en pari gagné avec le gouvernement provincial.

Cependant, la culture fiscale reste une matière capitale à inculquer à la population pour des réussites dans le développement de la province.

Ainsi, le DG de la régie financière des recettes de la Tshopo continue à sensibiliser les filles et fils de la Tshopo à la culture du civisme fiscal.

Il faut noter que cette Opération qui durera au moins dix jours se poursuivra dans d’autres territoires que compte la Tshopo en général.

Pour rappel, 61 dollars est le montant fixé pour la paie des taxes dont 35 USD pour la plaque d’immatriculation, 10 USD pour le permis de conduire et enfin 16 USD de la vignette.

Rédaction

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