Dans un document parvenu à kis24.info, la société civile du territoire de Beni, qui était ce lundi 03 janvier en assemblée générale extraordinaire tenue à Oïcha, appelle à la responsabilité du commandant des opérations Sokola 1 face aux multiples représailles meurtrières des rebelles ADF à la population.

Réunissant plusieurs noyaux et sous noyaux du territoire de Beni, cette assemblée a tout de même dénoncé certaines attitudes de méfiance et la présence de quelques officiers qui ne manifestent dûment pas la volonté de protéger la population sur plusieurs axes, cibles d’attaques rebelles.

Nous dénonçons les attitudes de méfiances, négligences des informations fournies par la population, et la Présence des certains officiers qui ne font pas preuve de la volonté et du
professionnalisme pour protéger la population positionnés sur des axes, la crise totale de confiance entre l’armé et la population facilité par le commandant des opérations basé sur l’axe OICHA- KAINAMA qui, il crée des conflits et des divisions entres les autorités administratives et civiles“. a-t-on lu dans le document.

En outre, Cette structure d’appui à la démocratie accuse ce même commandant de l’armée d’une attitude renflée d’orgueil en confirmant que la population, victime des tueries, s’entretue.

Il a semé un conflit de leadership dans la zone à la base d’une tension communautaire, il minimise toutes les autorités administrative et coutumières des communautés victime, il s’inscrit à faux dans les préjugés contre la population et fait l’acharnement contre la population victime, des arrestations illégales, attitude renflée d’orgueil qui ne permet pas aux populations de participer activement aux opérations, il donne des faux rapports sur la menace surtout du côté Ouest en disant que c’est la population
victime qui s’entre tue, à l’assimilant aux miliciens Mai Mai et cela joue sur la non protection de cette dernière

Cette attitude, poursuit la société civile, risque de créer le désengagement des populations dans l’accompagnement
des opérations aux côtés des FARDC basées dans la zone.
Elle dénonce aussi sur cet angle d’idée le maintien des certains Officiers dans la zone dont la relève avait été demandée par la population car soupçonnés d’être des passoirs et de complices en faveur de l’ennemi.

Notons que ce document sanctionnant l’Assemblée extraordinaire de la société de Beni dénombre, depuis le début des opérations militaires définitives, la mort de 353 civils dont des femmes violées, éventrées et des enfants décapités.

Serge SINDANI

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