Les jeunes du mouvement citoyen Lutte pour le Changement en ont marre du coût exorbitant du courant électrique en ville de Butembo.Ce qui est à la base de leur marche et sit-in organisé ce vendredi 01er Novembre.

Une marche qui est partie du Cap-Kalimbute pour chuter au siège de la Société Énergie du Nord-Kivu (ENK) à Furu où un sit-in a été organisé.

À l’occasion, ils ont déposé et lu un mémorandum dans lequel ils dénoncent la mauvaise qualité de l’électricité, le tarif exorbitant par rapport au revenu de la population de Butembo,le danger que représentent les poteaux à boix utilisés par cette société mais aussi les lignes moyennes tensions qui surplombent les parcelles des particuliers.

Selon la Lucha,l’électrification de la ville de Butembo pouvait soulager ses habits,ce qui n’est malheureusement pas le cas comme on peut le lire dans leur mémorandum. Cette électrification ne rencontre pas les attentes de la population bénéficiaire et cela par le simple fait que sa gestion tant technique, logistique que financière ne tient pas compte des vraies réalités des personnes au secours desquelles elle serait venue. Sur le plan technique, il se constate déjà des coupures intempestives du courant et cela a moins d’une année de son lancement. Sur le plan financier, les frais d’abonnement très exorbitants au regard du revenu moyen du bubolais, empêchent un grand nombre d’habitants à jouir des avantages liés à l’électrification de la ville.

Militants de la Lucha devant la société ENK Photo Globak

Aussi, en plus des frais très exorbitants d’abonnement s’ajoute le payement de location du compteur dont le coût serait logiquement, incorporé dans les frais d’abonnement qui, du reste, restent extrêmement élevés.
Lors du déplacement d’un quartier à un autre, le nouvel abonnement au lieu de réinstallation n’est pas explicable! Sur le plan logistique, l’érection des poteaux d’acheminement du courant en bois, y compris les lignes haute tension et les défauts d’installation, demeure une menace sécuritaire énorme à long terme. Par ailleurs, les cabines de recharge des cartes pour cash power n’étant pas placées au travers de toutes les communes de la ville, et lors de l’expiration de la quantité du courant achetée, les quelques abonnés éprouvent d’énormes difficultés d’atteindre le point de distribution central qui se situe au seul endroit du bureau de gestion de l’entreprise à Butembo.

Concrètement, le coût d’un kilowattheure étant à 0,33$ qui équivaut à 5550 Fc ne permet pas l’atteinte de l’objectif primordial de l’énergie électrique qui a pour rôle de faciliter la vie de l’homme.

À ce point, la Lucha y est allée par un exemple

Un fer à repasser de 1000 watt, un client l’utilisant dans une heure doit payer 550fc ; et en considérant la vie avant l’électrification de la ville, en repassant avec un fer ordinaire dans une heure, on ne peut jamais consommer les braises allant jusqu’à 550fc. D’où la conclusion que ENK (Energie du Nord-Kivu) n’a pas tenu compte du revenu du bubolais et surtout du rôle de facilitation que doit jouer le courant électrique dans la vie humaine en général et en particulier celle du bubolais.”

Ainsi cette structure citoyenne pro démocratie a émis quelques recommandations

1°) A la Société Énergie du Nord-Kivu (ENK):
-la stabilisation du courant afin de limiter les dégâts matériels qui s’enregistrent toujours pendant les différentes coupures intempestives,
-l’adaptation des frais d’abonnement aux conditions de vie de la population locale,
-la suppression pure et simple du payement de location du compteur placé en amont de la maison du bénéficiaire.
-la réduction à la baisse du prix du kilo wattheure afin de permettre l’accès facile au courant par la quasi-totalité de la population.
2°) A l’autorité urbaine de prendre en mains la question de l’éclairage public qui relève de sa compétence. Cet éclairage public permettra de limiter tant soit peu les cas d’insécurité nocturne qui, à leur tour, continuent à faire des victimes dans différents coins de la ville,y compris le long des artères urbaines.
3°) A la population locale de rester vigilante et de denoncer tout cas d’irregularités dans la distribution de ce courant et de s’approprier cette action en dénonçant tout cas d’abus dans ce sens.
4°) Au nouveau gouvernement d’ouvrir aux autres investisseurs privés et/ou publics le domaine de la production et la distribution du courant électrique au Grand Nord en vue de stimuler la concurrence entre investisseurs.

Si ces mesures ne sont pas respectées, la Lucha procédera elle-même au contrôle et demande à la population à dénoncer ce qu’elle considère comme abus.

Gloire Bakyahulene

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