Le conseil des ministres tenu ce vendredi 25 octobre semble accoucher certains sourires aux lèvres de plus d’un Tshopolais qui, il y a quasiment deux décennies, réclame des indemnités liées aux successions des affrontements historiques entre deux forces étrangères en juin 2000 ans sur le sol de Kisangani, localement “Singa Mwambe“.

En effet, le Gouvernement de la RDC vient d’adopter en travers ce conseil des ministres, le projet de décret portant création, organisation et fonctionnement du Fonds spécial pour l’indemnisation des victimes des activités armées entre les forces Ougandaises opposées aux forces Rwandaises sur le sol étranger, d’où Kisangani en était sortie malheureusement victime.

En à croire le ministre d’État, ministre de la Communication et des Médias et porte parole du gouvernement, S.E David Jolino Makelele Ma-Mu Zingi,

ce projet est un préalable indispensable à la défense des intérêts des victimes à l’occasion des plaidoiries devant la Cour Internationale de Justice”.

Sur ce, le dit projet a été renvoyé à la commission ad hoc pour toilettage, indique-t-on.

Il sied de noter que depuis lors des victimes de cette guerre dite de “six jours” en base d’une succession de feu dévorant pendant six jours fermes, réclament réparation des dommages causés par cette guerre , 19 ans après rien n’a jamais filtré du gouvernement national.

Cependant, la cour internationale de Justice prévoit des audiences publiques à la Haye en novembre prochain pour scripter en fond ce dossier qui traîne encore ses pas dans cette juridiction internationale.

Pour rappel, la guerre de six jours compris entre le 5 au 10 juin 2000 a entraîné plusieurs morts estimés à plus de 1 000 morts et 3 000 blessés spécialement des civils. Au moins 8 000 militaires sont tombés sur le champs d’honneur et plus de 6 000 obus lancés au dessus de la ville de Kisangani, précise des sources fiables.

Une vue de la ville de Kisangani. Photo syfia-photos.info

Au côté de ces dégâts humains, des édifices privées ou de l’État furent endommagés et délaissés à leurs derniers sorts.

Notons enfin que la société civile forces vives de la Tshopo a mis en place un comité de suivi en prévision de ces audiences qui se tiendront à la cour internationale de Justice. Ce comité pourra d’ores et déjà mettre en place des mécanismes pour une représentativité efficace de la Tshopo a ces solanetés où la RDC aura bel et bien la parole.

Serge SINDANI

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