En prévision de la tenue imminente des audiences prévues au mois de novembre prochain à la Cour internationale de Justice à la Haye sur les faits de guerre dite de “six jours”, la société civile forces vives de la Tshopo a tenu une mi-journée de réflexion sur ces victimisations sanguinaires causées par deux forces étrangères dont le Rwanda et l’Ouganda sur le sol de Kisangani attendu “Singa Mwambe”.

Au sortir de ces échanges, cette structure a mis en place un comité de pilotage et de suivi des indemnités pour réparer des préjudices causées pendant cette fameuse guérilla qui a endeuillé plus de 1.000 familles boyomaises selon plusieurs rapports.

Ce comité, composé de près d’une dizaine de personnes membres de la société civile dont le président de l’association des victimes de cette guerre, des juristes, des conseillers et d’autres intellectuels ayant des maîtrises suffisantes sur la guerre, aura comme objectif de faire le suivi et d’élaborer quelques propositions en rapport avec “les six jours”.

“Ces propositions permettront la mobilisation des acteurs politiques, des toutes les couches de la population pour ne pas baisser les bras face aux indemnités qui sont reconnues par le gouvernement ” a martelé David Yofemo, président de la société civile Tshopo.

Plusieurs couches sociales, des journalistes, des juristes et d’autres intellectuels et membres de la société civile ont pris part à ces activités tenues au bureau de cette structure.

Pour rappel, La guerre des six jours est une succession d’affrontements meurtriers entre l’armée ougandaise et rwandaise du lundi 5 au 10 juin 2000 à Kisangani, actuel chef-lieu de la Tshopo.
Selon le groupe “Justice et Libération”, une association des droits de l’homme basée à Kisangani, les affrontements causèrent environ 1.000 morts et près de 3.000 blessés dont la majorité dans la population civile.

Depuis lors, les victimes de cette guerre réclament en vain des indemnités de cette guerre.

Rédaction

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